Nouvelle numéro 1 : Julie

Nouvelle numéro 1 : Julie

La jeune fille est étendue sur le sol.
Endormie d'un sommeil lourd. Elle ne bouge pas, sa tête est tournée sur le côté droit les mains posés maladroitement le long de ses cuisses.
Instant privilégié, la jeune femme semble figée dans le temps.
Tout autour d'elle semble s'être arrêté en même temps que son sommeil.
Son visage est calme. Il ne montre aucun signe extérieur de stresse. Toutes mauvaises pensées, tout problème semble s'être envolé comme les vapeurs d'alcool qui envahissent l'espace de la chambre.
Elle semble indifférente à cela, indifférente même au monde extérieur.
Insouciante, elle ne se lève pas pour ouvrir la porte, se moquant complètement de la personne qui tambourine contre sa porte depuis une dizaine de minutes comme si il cherchait à l'extraire de ce petit paradis où elle s'est réfugié. Il se lassera bien avant elle.

Son visage est doux, le teint mat témoigne d'un long séjour au soleil.
Sa bouche pulpeuse semble vidée de toute énergie, figée dans une légère moue.
Les lèvres sont entrouvertes et un petit grain de beauté termine la ligne de sa lèvre supérieure.
Elle en est très fière de ce grain de beauté, le considérant comme un atout de séduction, dans une posture à la Marilyn, les hommes sont à ses pieds s'excitant pour un simple pou pou pi dou, s'exaltant d'aventures d'une nuit, cherchant à oublier quelque chose mais quoi? Même Dieu l'ignore.

Elle semble écrasée par l'air de la pièce. Le silence qui y règne, accentue un mal être déjà bien présent. Il semble s'être passé quelque chose ici.Quelque chose de malsain, l'air de la pièce en est empli.
La chaleur de ma pièce indique que le monde extérieur s'est animé il y a déjà une douzaine d'heures.
Et ce corps toujours inanimé qui semblait se régénérer, récupérer d'une vie sans sommeil.
Elle dormait, comme si elle cherchait à fuir.A fuir ce monde avec ses horreurs, ce monde devenu l'ombre de lui même une parodie de vie.
Un monde d'illusion où même la réalité parait illusoire, elle dort pour chercher autre chose, un monde différent auquel elle porterait un véritable intérêt.
Elle a vu tant d'horreur, tant d'injustice,tellement de cruauté, elle a vu la véritable nature humaine et elle ne peut plus le supporter.
Le sommeil est le seul remède, son dernier lieu de réconfort. Ici, le vrai monde ne l'atteint pas, c'est le dernier rempart face à la nature humaine.

De nouveaux coups contre la porte. Ils resteront toujours sans réponse. Une sorte d'appel au retour à la réalité qui restera avorté. Elle est loin de cet affront, elle n'entend rien, elle ne veut rien entendre. Elle est fatiguée de se voiler la face, fatiguée de faire semblant, de se battre dans une lutte dont le monde semble se foutre.
Le monde extérieur s'anime sans elle. D'ailleurs, il n'a jamais cherché à l'attendre pour tourner, alors , après tout pourquoi subitement s'inquiéterait-elle de ce qui l'entoure. Elle a bien raison de réagir ainsi, elle ne compte pas pour le monde, il n'attend rien d'elle.
Loin du bruit et de la violence extérieur, la jeune femme est à l'abri dans cette pièce aux murs blancs et pour seuls témoins un tableau venant perturber l'harmonie de la pièce et le lit.
Cette pièce, elle l'avait arrangée de sorte que dès qu'elle pénètre à l'intérieur, tout autour d'elle s'efface, s'oublie. Cette pièce respirait le calme, la sérénité et lui a permit longtemps de tenir le coup, de ne pas faire ce qu'elle est en train de faire.
Elle en avait fait son refuge, un rempart et petit à petit il était devenu son tombeau, un lieu de recueil, loin de tous ces bruits, ces cris, ces enfants crevant la dalle qu'on utilisait juste pour se faire du fric, l'exploitation de la misère a toujours été le meilleur moyen de se faire du blé, et pourtant après quinze ans de pub pour des dons rien n'a bougé. On exploite la misère pour s'enrichir, tous ces salaud qui se font des couilles en or même si ils ont mis des pères de famille dans la misère en coulant leur propre univers.
Elle n'avait plus la force de lutter pour un monde différent.
Sa seule réponse au monde fût de dormir d'un sommeil lourd et profond.
Son seul souhait à présent était que cela dure le plus longtemps possible, souhait qui sera réalisé.
Son corps ne bougeait plus, il se vidait de toute sa fatigue accumulée pendant ces dernières semaines.
Elle dort et seul un flingue encore fumant semble se soucier d'elle.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 14 novembre 2009 10:31

Tonight

Tonight
Tonight
Starring at the star
See you in the sky
Never close my eyes

Tonight
I'm thinking about you
Think my love comes true
Can't live without you


What are you doing
With who are you
I am nothing without you
Why that make me feel this shame
Just tell me her name
She is the way of my pain

What are you doing
Tell me where are you
I just can't stop loving you


Tonight
Looking through your eyes
You never tell me why
I'm never in your mind

What are you doing
With who are you
I am nothing without you
Why that make me feel this shame
Just tell me her name
She is the way of my pain

What are you doing
Tell me where are you
I just can't stop loving you

What are you doing
With who are you
I am nothing without you
Why that make me feel this shame
Just tell me her name
She is the way of my pain

What are you doing
Tell me where are you
I just can't stop loving you

Tonight
I'm dying in your sky
I've always trust your lies
You never see me cry


Kiley and the Crazy Chapeler

# Posté le lundi 07 septembre 2009 10:20

La Noyée

Tu t'en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t'éloignes
Et dans ma course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.

De temps en temps, tu t'enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m'attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.

Tu n'es plus qu'une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l'eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s'arrête
Et l'océan de l'oubli,
Brisant nos c½urs et nos têtes,
A jamais, nous réunit.

Serge Gainsbourg

# Posté le mercredi 02 septembre 2009 10:54

La Dolce Vita

Tous les soirs sans fins
Je trainais sur ma vespa
Dans mon gilet de satin
C'était la dolce vita
Je cherchais l'aventure
Jusqu'au petit matin
Je me prenais pour Ben-Hur
En conduisant d'une main

Mais je t'ai rencontrée
Et puis tout a changé

Le piège était facile
Tu es tombée dans mes bras
On se prom'nait en ville
C'était la dolce vita
Et cette façon que tu avais de te serrer
Contre le revers de mon smoking blanc cassé
Ne pouvait pas me blaser
Même dans l'obscurité
Je te revois encore

Elsa... Elsa
Je ne t'oublie pas... Elsa

Pourquoi es-tu partie ?
Je n'ai rien compris

J'ai lontemps cherché
La nuit à te remplacer
Et pour quelques heures parfois
C'était la dolce vita
Et cette façon que tu avais de te serrer
Contre le revers de mon smoking blanc cassé
Je n'l'ai jamais retrouvée
Mais le soleil décline
Sur ma mémoire en ruine

Tous les soirs sans fins
Je traîne un vieux désarroi
Dans mon gilet de chagrin
Loin de la dolce vita
Et cette façon que tu avais de te serrer
Contre le revers de mon smoking blanc cassé
Je voudrais l'oublier
Mais dans mes rêves glacés
Je te revois encore

Elsa... Elsa
Tu es toujours là ! Elsa... Elsa...

Christophe

J'aurais aimé écrire cette chanson ....

# Posté le lundi 24 août 2009 10:16

Diapositive

Diapositive
L'homme pénètre dans la salle
Immense et silencieuse
Tous les sièges sont libres
Il prend place, face à l'écran blanc

L'homme est plongé
Dans l'inconscience
S'enfonçant dans l'obscurité
Le film commence

Il assiste impuissant
Au rythme de sa vie
Le film se stoppe
Juste le temps d'une nuit

Il se rappelle cette femme
Allongée dans le lit
Il lui a offert son âme
Pour le reste de sa vie

Son esprit n'a gardé que les bons souvenirs
Comme pour lui rappeler qu'on peut être heureux
Mais c'est en se souvenant de ces moments passés
Qu'il prend conscience de sa profonde solitude

Une voix résonne dans l'assistance
"Vous avez été déprogrammé faute d'audience"
L'homme immobile reste là, la bouche ouverte
Un filet de sang coule le long de ses lèvres.

# Posté le mercredi 19 août 2009 20:40

Sphinx

Sphinx
Regarde au plus profond de toi
Et demande toi avant de faire ton choix
Si la vie, bien réelle, où d'étranges insomnies
S'enlacent en une immense utopie

Et tu te propulses dans ce monde
Comme une balle contre un mur
Et tu rebondis de certitudes en incertitudes
Au hasard de ton créateur

# Posté le vendredi 07 août 2009 10:47

Le Péril Jeune

Je me dissous dans l'eau
Comme un morceau de sucre
Je fond en mille morceaux
Sous l'effet du stup
Le Péril Jeune
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 07 août 2009 10:36

Alice In Wonderland

LE nouveau bébé de Tim Burton
Avec le génialissime Johnny Depp en Chapelier Fou
Hate de sa sortie
prévue le 24 MArs 2010

# Posté le dimanche 26 juillet 2009 11:30

Pomme

Pomme
Ma langue lèche l'obscurité
Et ma bouche s'emplit de ta chaleur
Un goût de nectar anisé
Jaillit de ta petite fleur

Dans la pièce embaumée d'encens
Une petite fille explore d'étranges univers
Des mains caressent son corps pré-pubère
Une langue lèche ses lèvres de mystère

Que j'aime à croquer ta petite pomme
Et la chaleur de ce lieu
Quand sur ma langue coule le jus
De ce fruit si précieux

Nos deux corps s'enfoncent dans la pénombre
Et je caresse du bout des doigts
La chaleur de l'origine du monde
Et le plaisir reste sans voix

Petite fille ferme les yeux
Et laisses-moi juste avec ma langue
Explorer tes pensées les plus intimes
Jusqu'à ce que nos coeurs ne tanguent

# Posté le lundi 20 juillet 2009 13:32

Tinkerbell

Tinkerbell
Emmène-moi
Avec toi
Le monde des enfants rois

Envole-moi
Sous tes doigts
Où l'on ne grandit pas

On s'en ira

Moi je veux mourir
Avant d'avoir trente ans
Je veux jouir et t'aimer
Ne pas devenir grand


Encore une fois
Contre toi
Le monde nous oubliera

Et si la vie
Meurt en toi
Je donne ma langue au chat

On s'aimera


Moi je veux mourir
Avant d'avoir trente ans
Je veux jouir et t'aimer
Ne pas devenir grand


Ne m'oublie pas
Dans ses bras
La nuit nous unira


Une dernière fois
Toi et Moi
Je serais toujours là

Parce que c'est toi

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 10:27