Asiia Argento

Asiia Argento
Elle est l'incarnation de la beauté
Des étoiles sur le corps
Et le ciel dans les yeux
Là où les hommes aiment à se perdre

Une poussière d'or
Me guide en son sein
J'irai me perdre dans ce trésor
Jusqu'au matin

Sur ses poignets sont gravés
Des appels au secours silencieux
Elle masque sa détresse
Sous des sourires fallacieux

Elle regarde les ténèbres envahir les nuages
D'où s'écoulent des larmes de sang
Fermant les yeux, la vie arrive à son terme
Elle sourit, allongée sur l'herbe

La fumée de Marie-Jeanne se dissout dans l'air
Elle regarde les étoiles brillant de mille feux
Elle n'a jamais été aussi seule
C'est une belle nuit pour mourir

# Posté le mardi 02 février 2010 18:20

140208 ème nuit

140208 ème nuit
Dans la chambre, le temps s'est arrêté
Il l'avait pour lui seul, pour l'éternité
Ils seraient heureux, il en était convaincu
Si seulement, il avait su

Nos deux corps se mélangent
Arrive le temps de la dernière danse
Tes lèvres se font plus pressante
Mon corps se vide, sensation étrange

Je goûte ton corps
Dans les vapeurs de la nuit
Sentiment si fort
D'un souvenir évanoui

il y avait entre nous une promesse
Qu'aucun de nous ne pouvait tenir
Car nous n'avons fait que mentir
Conscients à quel point les mots blessent

Je me réveille dans le lit vide
Encore une fois ce drôle de rêve
De cette nuit où l'on s'est aimé
De cette nuit où l'on s'est dit Je t'aime
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# Posté le dimanche 31 janvier 2010 17:28

Modifié le lundi 01 février 2010 13:22

Rédemption

Rédemption
J'ai cherché à t'oublier
Dans le corps de tant de femmes
Elles n'ont fait que me rappeler
Que je t'avais offert mon âme

Je divague une nuit d'infortune
L'Homme Sans Coeur, face cachée de la lune
Me tend la main de l'autre côté du rivage
Le miroir d'un monde sans âge

La Mort me berce
D'un sourire enfantin
Sur ma peau de tendres caresses
Je m'endors sur son sein

Je m'accroche à la gouttière
Comme si ma vie en dépendait
Je tombe, tête la première
Et explose en un milliers de bulles

Car la lumière n'est pas au bout du tunnel
Elle se situe au fond de tes yeux
Et je m'y noie quand je m'y perd
Disparaissant au plus profond des cieux
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# Posté le mardi 26 janvier 2010 06:23

L'amant

L'amant
Je ne suis plus une enfant
A l'âge de faire comme les grands
Je veux juste oublier le temps
Tout à toi quelques instants

Faire le sexe dans la nuit
Se cacher car c'est interdit
Jouer au jeu des amants
J'aime quand tu fais semblant

Faisons le sexe qui est sale
La nuit dans les bordels de Shangaï
Moi, j'aime le sexe quand il fait mal
Celui qui explose dans les étoiles

Méprises moi pour ce que je suis
Je serais plus que ton ami
Toutes les nuits je te sacrifies
Quand tu m'emmènes au Paradis

# Posté le mercredi 13 janvier 2010 17:11

Nouvelle n°2 : La mort de l'Homme Sans Coeur

Nouvelle n°2 : La mort de l'Homme Sans Coeur
Hécatombe, tout ce qu'il reste de sa vie n'est plus que ruines.
Il dépose une rose noire sur le lit de leur amour. Quelques larmes s'écoulent lentement sur son visage.
Il ôte son haut de forme et dépoussiérant les draps, s'assoit sur le lit.
Ses yeux, aussi sombres que la nuit, scrute ce qu'il reste du mur.
La guerre fait rage depuis trop longtemps, les villes ne sont plus que champ de ruines, la population tente de survivre mais c'est la loi du plus fort qui règne. L'homme est retombé dans ses instincts les plus primaires.
Il n'arrive pas à croire ce qu'il voit, le vent balaie ses cheveux, caresse son visage, il ferme les yeux et murmure je t'aime. Les larmes coulent plus fort, il dépose une rose sur les draps souillés de poussière.
Les murs de la chambre n'existent pratiquement plus, cette chambre d'un ancien hôtel n'est plus que champ de ruines, la scène de sa naissance n'est plus que désolation.
Délicatement, il ouvre sa mallette et en sort un fusil d'assaut.
Fixant la lunette, il fixe l'horizon, il n'est pas ici par hasard.
Il le traque depuis tant d'année, que cela s'est transformé en jeu.
Une partie de chasse à l'homme durant ainsi depuis plusieurs siècles.
Il se remémore le temps où lui et sa proie n'était qu'un, une seule et même entité. Dont la vie, la mort et le destin les unit à jamais.
Il n'a pas choisi ce lieu par hasard, c'est ici qu'il est né, c'est ici qu'il mettra un terme à leur existence.
Il le tient dans son viseur, une simple pression sur la gâchette et il sera enfin libre.
Il repense à elle. Elle qui lui a donné naissance. Elle qui finalement lui donnera la mort. C'est pour elle qu'aujourd'hui, il a décidé de se suicider.
La détonation arrache un cri dans le silence. Il le voit tomber dans son viseur.
Un éclair parcourt son crâne, il lâche son arme qui résonne dans un gloussement métallique sur le sol.
Il tombe à genou sur le sol.
Le visage souriant, du sang s'écoule de sa bouche.
Dans sa main droite, il serre une photo. Un couple sourit à l'objectif.
Quelques gouttes de sang, se dispersent sur le cliché.
Le vent souffle sur son cadavre, autour de lui rien hormis le silence.

# Posté le samedi 05 décembre 2009 12:10

Nouvelle numéro 1 : Julie

Nouvelle numéro 1 : Julie

La jeune fille est étendue sur le sol.
Endormie d'un sommeil lourd. Elle ne bouge pas, sa tête est tournée sur le côté droit les mains posés maladroitement le long de ses cuisses.
Instant privilégié, la jeune femme semble figée dans le temps.
Tout autour d'elle semble s'être arrêté en même temps que son sommeil.
Son visage est calme. Il ne montre aucun signe extérieur de stresse. Toutes mauvaises pensées, tout problème semble s'être envolé comme les vapeurs d'alcool qui envahissent l'espace de la chambre.
Elle semble indifférente à cela, indifférente même au monde extérieur.
Insouciante, elle ne se lève pas pour ouvrir la porte, se moquant complètement de la personne qui tambourine contre sa porte depuis une dizaine de minutes comme si il cherchait à l'extraire de ce petit paradis où elle s'est réfugié. Il se lassera bien avant elle.

Son visage est doux, le teint mat témoigne d'un long séjour au soleil.
Sa bouche pulpeuse semble vidée de toute énergie, figée dans une légère moue.
Les lèvres sont entrouvertes et un petit grain de beauté termine la ligne de sa lèvre supérieure.
Elle en est très fière de ce grain de beauté, le considérant comme un atout de séduction, dans une posture à la Marilyn, les hommes sont à ses pieds s'excitant pour un simple pou pou pi dou, s'exaltant d'aventures d'une nuit, cherchant à oublier quelque chose mais quoi? Même Dieu l'ignore.

Elle semble écrasée par l'air de la pièce. Le silence qui y règne, accentue un mal être déjà bien présent. Il semble s'être passé quelque chose ici.Quelque chose de malsain, l'air de la pièce en est empli.
La chaleur de ma pièce indique que le monde extérieur s'est animé il y a déjà une douzaine d'heures.
Et ce corps toujours inanimé qui semblait se régénérer, récupérer d'une vie sans sommeil.
Elle dormait, comme si elle cherchait à fuir.A fuir ce monde avec ses horreurs, ce monde devenu l'ombre de lui même une parodie de vie.
Un monde d'illusion où même la réalité parait illusoire, elle dort pour chercher autre chose, un monde différent auquel elle porterait un véritable intérêt.
Elle a vu tant d'horreur, tant d'injustice,tellement de cruauté, elle a vu la véritable nature humaine et elle ne peut plus le supporter.
Le sommeil est le seul remède, son dernier lieu de réconfort. Ici, le vrai monde ne l'atteint pas, c'est le dernier rempart face à la nature humaine.

De nouveaux coups contre la porte. Ils resteront toujours sans réponse. Une sorte d'appel au retour à la réalité qui restera avorté. Elle est loin de cet affront, elle n'entend rien, elle ne veut rien entendre. Elle est fatiguée de se voiler la face, fatiguée de faire semblant, de se battre dans une lutte dont le monde semble se foutre.
Le monde extérieur s'anime sans elle. D'ailleurs, il n'a jamais cherché à l'attendre pour tourner, alors , après tout pourquoi subitement s'inquiéterait-elle de ce qui l'entoure. Elle a bien raison de réagir ainsi, elle ne compte pas pour le monde, il n'attend rien d'elle.
Loin du bruit et de la violence extérieur, la jeune femme est à l'abri dans cette pièce aux murs blancs et pour seuls témoins un tableau venant perturber l'harmonie de la pièce et le lit.
Cette pièce, elle l'avait arrangée de sorte que dès qu'elle pénètre à l'intérieur, tout autour d'elle s'efface, s'oublie. Cette pièce respirait le calme, la sérénité et lui a permit longtemps de tenir le coup, de ne pas faire ce qu'elle est en train de faire.
Elle en avait fait son refuge, un rempart et petit à petit il était devenu son tombeau, un lieu de recueil, loin de tous ces bruits, ces cris, ces enfants crevant la dalle qu'on utilisait juste pour se faire du fric, l'exploitation de la misère a toujours été le meilleur moyen de se faire du blé, et pourtant après quinze ans de pub pour des dons rien n'a bougé. On exploite la misère pour s'enrichir, tous ces salaud qui se font des couilles en or même si ils ont mis des pères de famille dans la misère en coulant leur propre univers.
Elle n'avait plus la force de lutter pour un monde différent.
Sa seule réponse au monde fût de dormir d'un sommeil lourd et profond.
Son seul souhait à présent était que cela dure le plus longtemps possible, souhait qui sera réalisé.
Son corps ne bougeait plus, il se vidait de toute sa fatigue accumulée pendant ces dernières semaines.
Elle dort et seul un flingue encore fumant semble se soucier d'elle.
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# Posté le samedi 14 novembre 2009 10:31

Tonight

Tonight
Tonight
Starring at the star
See you in the sky
Never close my eyes

Tonight
I'm thinking about you
Think my love comes true
Can't live without you


What are you doing
With who are you
I am nothing without you
Why that make me feel this shame
Just tell me her name
She is the way of my pain

What are you doing
Tell me where are you
I just can't stop loving you


Tonight
Looking through your eyes
You never tell me why
I'm never in your mind

What are you doing
With who are you
I am nothing without you
Why that make me feel this shame
Just tell me her name
She is the way of my pain

What are you doing
Tell me where are you
I just can't stop loving you

What are you doing
With who are you
I am nothing without you
Why that make me feel this shame
Just tell me her name
She is the way of my pain

What are you doing
Tell me where are you
I just can't stop loving you

Tonight
I'm dying in your sky
I've always trust your lies
You never see me cry


Kiley and the Crazy Chapeler

# Posté le lundi 07 septembre 2009 10:20

La Noyée

Tu t'en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t'éloignes
Et dans ma course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.

De temps en temps, tu t'enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m'attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.

Tu n'es plus qu'une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l'eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s'arrête
Et l'océan de l'oubli,
Brisant nos c½urs et nos têtes,
A jamais, nous réunit.

Serge Gainsbourg

# Posté le mercredi 02 septembre 2009 10:54

La Dolce Vita

Tous les soirs sans fins
Je trainais sur ma vespa
Dans mon gilet de satin
C'était la dolce vita
Je cherchais l'aventure
Jusqu'au petit matin
Je me prenais pour Ben-Hur
En conduisant d'une main

Mais je t'ai rencontrée
Et puis tout a changé

Le piège était facile
Tu es tombée dans mes bras
On se prom'nait en ville
C'était la dolce vita
Et cette façon que tu avais de te serrer
Contre le revers de mon smoking blanc cassé
Ne pouvait pas me blaser
Même dans l'obscurité
Je te revois encore

Elsa... Elsa
Je ne t'oublie pas... Elsa

Pourquoi es-tu partie ?
Je n'ai rien compris

J'ai lontemps cherché
La nuit à te remplacer
Et pour quelques heures parfois
C'était la dolce vita
Et cette façon que tu avais de te serrer
Contre le revers de mon smoking blanc cassé
Je n'l'ai jamais retrouvée
Mais le soleil décline
Sur ma mémoire en ruine

Tous les soirs sans fins
Je traîne un vieux désarroi
Dans mon gilet de chagrin
Loin de la dolce vita
Et cette façon que tu avais de te serrer
Contre le revers de mon smoking blanc cassé
Je voudrais l'oublier
Mais dans mes rêves glacés
Je te revois encore

Elsa... Elsa
Tu es toujours là ! Elsa... Elsa...

Christophe

J'aurais aimé écrire cette chanson ....

# Posté le lundi 24 août 2009 10:16

Diapositive

Diapositive
L'homme pénètre dans la salle
Immense et silencieuse
Tous les sièges sont libres
Il prend place, face à l'écran blanc

L'homme est plongé
Dans l'inconscience
S'enfonçant dans l'obscurité
Le film commence

Il assiste impuissant
Au rythme de sa vie
Le film se stoppe
Juste le temps d'une nuit

Il se rappelle cette femme
Allongée dans le lit
Il lui a offert son âme
Pour le reste de sa vie

Son esprit n'a gardé que les bons souvenirs
Comme pour lui rappeler qu'on peut être heureux
Mais c'est en se souvenant de ces moments passés
Qu'il prend conscience de sa profonde solitude

Une voix résonne dans l'assistance
"Vous avez été déprogrammé faute d'audience"
L'homme immobile reste là, la bouche ouverte
Un filet de sang coule le long de ses lèvres.

# Posté le mercredi 19 août 2009 20:40